La quête de la vérité sur un évènement ou sur un dossier doit être le principe d'indépendance du journaliste face à sa direction de la publication. Mais il est vrai car vérifié que le travail du journalisme s'avère périlleux face aux pressions de la société marchande (capitaliste) et celle de la politique d'influence, car dominante par le biais des institutions de la république.
Pour vouloir sortir "le scoop" qui ferait vaciller ou trembler une des forces dominatrices de la nation, le journaliste doit prendre en considération que le système peut selon les circonstances lui permettre de faire son travail, le censurer ou l'empêcher de faire son métier d'investigateur. Les méthodes de blocages sont le licenciement pour acte d'indépendance, la mutation vers un autre service, une modification substantielle de son article, les pressions physique ou psychologique sur lui ou sa famille, ou voir la calomnie sur sa personne. La justice sert parfois de vecteur d'anéantissement du travail journalistique en condamnant pour diffamation l'auteur, tout en se réduisant à l'analyse de la personne et en laissant de côté le système mis en cause.
Un journaliste étant de matière fragile, il peut dans son inconscient relayer par ses écrits ses opinions personnelles (politique, religieuse, etc) ou celles des puissances dominatrices ou groupes de pression (lobby). Il peut être victime de la manipulation. Ou il peut également se tromper dans ses analyses car faible sur le sujet. Le contraire étant le conscient et pouvant également s'appliquer.
Depuis le début des années 80, les mélanges politique-média en France puisent leurs sources du système médiatique des Etats-Unis. Passer du sérieux à la gaudriole sur une information parlant de l'avenir de millions de personnes est monnaie courante de l'autre côté de l'Atlantique. L'élection présidentielle de Ronald Reagan en 1981 étant le summum de la domination de l'image sur le programme.
L'angle sous lequel on le décrivait était celui de la médiocrité. Il ne préparait aucunes de ses interventions télévisuelles, se contentant juste de lire le prompteur. Et pourtant il est devenu le Président par des mécanismes simples que sont la simplification du rapport de l'homme face à l'information. La communication par le martèlement est une des techniques utilisées afin d'inscrire dans les mémoires une marque, un nom ou un visage. Avec cette méthode, l'essentiel devient secondaire et seul l'image devient essentielle.
La course à la présidence de la République pour 2007 est révélatrice de l'importance du petit écran, radio, internet ou papier de presse sur le devenir des acteurs politiques en course aux élections. Les plate-formes ou programmes politiques sont délaissés au profit de la petite phrase choc ou assassine envers ses adversaires ou "collègues" de parti, afin de faire le vide par "l'opinion".
Le sondage est l'un des outils de cette intégration des personnages politiques à la vie média. Prendre en considération un pourcentage d'intention sur un panel soit-disant représentatif pour faire une campagne électorale prouve le profond malaise dans lequel se trouve de nos jours nos responsables politiques.
Le journaliste doit donc prendre en considération ce phénomène tout en prenant compte que le marché financier domine sur la liberté d'action. La page de pub est devenu vitale pour entrer dans le champ de la concurrence sur le segment de la vente ou de la diffusion. Les annonceurs (les marques ou leurs représentants) sont devenus les véritables dominateurs de la sphère de l'information.
De plus, dans une société capitaliste, il y a un phénomène de fusion-acquisition et les médias n'échappent en rien à cette règle.
Serge Dassault, patron d'un des groupes les plus importants en Europe de l'aviation militaire est en plus patron du journal le Figaro et député-maire UMP de Corbeil-Essonne. Arnaud Lagardère, héritier de son père Jean-Luc (ancien ingénieur chez Dassault), est responsable d'un groupe tentaculaire allant de l'aérospatiale à la chaîne de télévision, en passant par le dictionnaire et le livre scolaire. Il suffit de voir l'influence de ces héritiers pour comprendre que dans toute société capitaliste, c'est le chiffre et la comptabilité qui priment sur le reste.
Dans ce cadre, comment faire pour s'opposer à cette domination "molle" de la puissance médiatique.
Qui faut-il combattre pour permettre aux journalistes indépendants de faire leur travail?
Comment faire pour réaliser l'idéal et anéantir ce système néfaste de type "Orwellien"?
Comment faire pour arrêter cette domination tout en se préservant de la remplacer par une autre?
A qui profite ce système de baisse de la qualité de l'information?
A qui profite le crime?
A suivre...
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Cette commission avait été mise en place par l'ex-premier ministre Raffarin. Elle avait pour mission de "porter une appréciation sur la pertinence et l'efficacité de la législation applicable en matière de concentration des médias et d'étudier les modifications qui pourraient être apportées à cette dernière".
La commission Lancelot, chargée par le gouvernement de faire un état des lieux et des propositions sur la concentration des médias en France, a rendu son rapport au mois de janvier 2006. Après avoir fait le constat de la complexité et des inadaptations des dispositifs anticoncentration spécifiques aux médias applicables actuellement, la Commission propose une série de mesures en vue notamment de simplifier les dispositifs monomédia et plurimédias actuels et de les adapter au droit général des concentrations en préconisant une approche plus économique (seuils d’audience réelle, notion d’influence déterminante, consultation plus systématique des autorités de la concurrence, etc.).
Apprendre à connaître le monde de l'information et de la diffusion n'est pas chose aisée Les sujets ne vont pas manquer et le risque de dispersion dans l'élaboration d'articles est immense. C'est pour cela que nous avons décidé de nous concentrer uniquement sur le rapport tendancieux du monde médiatique et celui de la finance, afin de ne pas s'éloigner et dériver sur le rôle « people » du média.
Nous essayerons selon nos moyens de mettre en ligne 2 à 3 articles par semaine. De plus, il sera quotidiennement fait une analyse d'un article de presse afin de montrer les rouages de l'information. Nous en cacherons l'auteur et le journal dans un but purement pédagogique.
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